samedi 2 juillet 2016
Rêver
« Ah, ouvrez-moi une autre réalité !
Je veux avoir, comme Blake, la contiguïté des anges,
Avoir des visions pour repas.
Je veux trouver des fées dans la rue !
Je veux me désimaginer de ce monde fait de griffes,
De cette civilisation faite de clous »
Alvaro DE CAMPOS - Derniers poèmes
Tableau : Helmer OSSLUND
Je veux avoir, comme Blake, la contiguïté des anges,
Avoir des visions pour repas.
Je veux trouver des fées dans la rue !
Je veux me désimaginer de ce monde fait de griffes,
De cette civilisation faite de clous »
Alvaro DE CAMPOS - Derniers poèmes
Tableau : Helmer OSSLUND
Posté par Maéla
Changer la vie
La poésie n'est décidément pas une écriture comme les autres.
On a beau dire, médire, parfois même maudire devant l'inconfort où elle nous place, il n'empêche qu'elle nous nourrit, souvent à notre insu, quand ce n'est pas à notre corps défendant.
Ce qui parle chez un poète, à la fois le masque et le dévoile, c'est un pluriel de voix, une mélodie de l'être et des choses qui l'habite, le tourmente et lui ouvre la possibilité du chant...
Jacques ALESSANDRA
Tableau : Tomazs Allen KOPERA
On a beau dire, médire, parfois même maudire devant l'inconfort où elle nous place, il n'empêche qu'elle nous nourrit, souvent à notre insu, quand ce n'est pas à notre corps défendant.
Ce qui parle chez un poète, à la fois le masque et le dévoile, c'est un pluriel de voix, une mélodie de l'être et des choses qui l'habite, le tourmente et lui ouvre la possibilité du chant...
Jacques ALESSANDRA
Tableau : Tomazs Allen KOPERA
Posté par Maéla
Du bon usage des crises
Comme je comprends !
... Après avoir traversé une existence très préservée, très occupée à éviter les naufrages, toute cette adresse à passer entre les catastrophes, entre les blessures. Et subitement, après quinze ans de mariage, l’arrivée d’une autre femme, l’arrivée dans une existence préservée d’un autre être, qui du jour au lendemain détruit l’univers que vous vous étiez construit.
Et la traversée, pendant deux ans, trois ans, de la solitude, de l’abandon, dans un pays étranger, dans un village au bout du monde. Et la rencontre du travail de Dürckheim et d’une remarquable femme, son élève, qui travaillait avec la voix.
Alors que j’attendais d’elle qu’elle me donne la force de faire mes bagages, et de partir avec mes fils, elle m’a dit : "Tu restes là, assise au milieu du désastre, là ".
Tout le travail que j’ai fait par la suite avec le corps, avec la présence au monde, aux choses, cette leçon, non seulement d’accepter l’inacceptable, mais d’y entrer, d’y établir ses pénates, entrer dans le désastre, à l’intérieur, et y rester, y rester ! Non pas fuir, mais oser rester, à l’endroit où je suis interpellée, à cet endroit où tombent tous les masques, où tout ce que je n’aurais jamais pu croire s’avère être en moi, tous les démons, toute l’ombre. Les paroles éclatent et tous les démons déferlent dans la vie, la jalousie, l’envie de meurtre, l’autodestruction. Et je reste là et je regarde...
Christiane SINGER
Posté par Maéla
Leçon de vocabulaire
« Tu le sais, bien sûr depuis longtemps, le coq chante, cocorico, la poule caquète, le chien aboie quand le cheval hennit et que beugle le bœuf et meugle la vache, l’hirondelle gazouille, la colombe roucoule et le pinson ramage Les moineaux piaillent, le faisan et l’oie criaillent quand le dindon glousse La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse Et le chat comme le tigre miaule, l’éléphant barrit, l’âne braie, mais le cerf rait Le mouton bêle évidemment et bourdonne l’abeille La biche brame quand le loup hurle. Tu sais, bien sûr, tous ces cris-là mais sais-tu ? Sais-tu ? Que le canard nasille – les canards nasillardent ! Que le bouc ou la chèvre chevrote Que le hibou hulule mais que la chouette, elle, chuinte Que le paon braille, que l’aigle trompète Sais-tu ? Que si la tourterelle roucoule, le ramier caracoule et que la bécasse croule que la perdrix cacabe, que la cigogne craquète et que si le corbeau croasse, la corneille corbine et que le lapin glapit quand le lièvre vagit. Tu sais tout cela ? Bien. Mais sais-tu, sais-tu ? Que l’alouette grisole, Tu ne le savais pas.
Et peut-être ne sais-tu pas davantage que le pivert picasse C’est excusable ! Ou que le sanglier grommelle, que le chameau blatère et que c’est à cause du chameau que l’on déblatère ! Tu ne sais pas non plus peut-être que la huppe pupule Et je ne sais pas non plus si on l’appelle en Limousin la pépue parce qu’elle pupule ou parce qu’elle fait son nid avec de la chose qui pue.
Qu’importe ! Mais c’est joli : la huppe pupule ! Et encore sais-tu ? Sais-tu que la souris, la petite souris grise, devine ! La petite souris grise chicote. Avoue qu’il serait dommage d’ignorer que la souris chicote et plus dommage encore de ne pas savoir, de ne pas savoir que le geai, que le geai cajole ! Sais-tu que la mésange zinzinule! Comme la fauvette d’ailleurs. »
Fernand Dupuy, ancien instituteur puis Député du Val de Marne, donnant une leçon à ses petits-enfants
vendredi 1 juillet 2016
Rêver à contre-courant
Il faut rêver à contrecourant jusqu’à la source
Remonter les siècles à la rame
Au-delà de l’enfance
Au-delà du commencement
Au-delà des eaux du baptême
Jeter à bas les murs entre l’homme et l’homme
Réunir à nouveau ce qui a été séparé
Vie et mort ne sont pas des mondes contraires
Mais une seule tige avec deux fleurs jumelles...
Octavio PAZ – Liberté sur parole, 1966
Tableau : Catherine PIERRA ROSSI
Remonter les siècles à la rame
Au-delà de l’enfance
Au-delà du commencement
Au-delà des eaux du baptême
Jeter à bas les murs entre l’homme et l’homme
Réunir à nouveau ce qui a été séparé
Vie et mort ne sont pas des mondes contraires
Mais une seule tige avec deux fleurs jumelles...
Octavio PAZ – Liberté sur parole, 1966
Tableau : Catherine PIERRA ROSSI
Transmis par Maéla
Le point
Il existe, paraît-il, dans un maelström, un point où rien ne bouge.
Se tenir là !
Ou encore, pour prendre une autre image, dans la roue d’un chariot emballé, il y a un point du moyeu qui ne bouge pas.
Ce point, trouver ce point...
Christiane SINGER - Du bon usage des crises
Se tenir là !
Ou encore, pour prendre une autre image, dans la roue d’un chariot emballé, il y a un point du moyeu qui ne bouge pas.
Ce point, trouver ce point...
Christiane SINGER - Du bon usage des crises
Expressions.fr
- Samedi 25 Juin: Tailler des croupières
- Dimanche 26 Juin: A point nommé
- Lundi 27 Juin: Manger le morceau / Se mettre à table
- Mardi 28 Juin: X au jus / C'est du peu au jus
- Mercredi 29 Juin: C'est coton
- Jeudi 30 Juin: Un pied-noir
- Vendredi 1 Juillet: Ca se corse !
jeudi 30 juin 2016
mercredi 29 juin 2016
mardi 28 juin 2016
News de Marine

Ensuite, il y a eu le tournage du 3ème clip, La fille, réalisé par Matthieu Gillot. On a tourné à Paris. Premiers pas devant la caméra pour Maria qui a mangé des pâtes à Saint-Michel, et pour Lila qui a joué avec des canards au Bois de Vincennes ! Affaire à suivre.
Enfin, une projection "work in progress" de La fille de Brest, le prochain film d'Emmanuelle, en cours de montage ! Avec Sidse Babett Knudsen et Benoît Magimel. Ça va être top. Rendez-vous à l'automne...
À noter : Pierre Durand jouera en solo le dimanche 17 juillet à 13h30 au Parc floral, dans le cadre du Paris Jazz Festival (courez-y !). Entre ses nombreux concerts, Pierre et moi profiterons de l'été pour travailler sur une nouvelle chanson, Comme une sportive :-)
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