lundi 6 juin 2016

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CINÉMA

L’enfance volée

La cinéaste Emmanuelle Bercot plonge dans l’univers de la délinquance

6 juin 2016 |Manon Dumais | Cinéma
Renvoyé de toutes les écoles à cause de son comportement, Malony est abandonné par sa mère dans le bureau d’une juge des enfants.
Photo: TVA-FILMSRenvoyé de toutes les écoles à cause de son comportement, Malony est abandonné par sa mère dans le bureau d’une juge des enfants.
Cinéma
La tête haute
Réalisation d’Emmanuelle Bercot avec Catherine Deneuve, Rod Paradot et Benoît Magimel À l’affiche le 10 juin
À huit ans, Emmanuelle Bercot, enfant très protégée par ses parents, découvre un monde qui la bouleverse alors qu’elle se rend chez un oncle, qui dirige un camp de vacances pour jeunes délinquants en Bretagne. « Je suis très marquée par ce souvenir, affirme-t-elle au téléphone. Évidemment, à l’époque, j’étais loin de me douter que je ferais du cinéma, mais comme j’ai continué à voir mon oncle régulièrement, je pense que le sujet a cheminé en moi. »

Scénariste de Polisse, de Maïwenn, où elle se penchait sur le quotidien des policiers de la Brigade de la protection des mineurs, Emmanuelle Bercot s’est intéressée aux adolescents dès son premier court métrage, Les vacances, qu’elle avait fait avec Marcia Romano. S’étant retrouvées par hasard après s’être perdues de vue pendant plus de 10 ans, les deux diplômées de la Fémis (école nationale supérieure des métiers de l’image et du son) ont eu le désir de tracer le portrait d’un jeune délinquant que l’on suivrait de 6 à 18 ans.

Renvoyé de toutes les écoles à cause de son comportement, Malony (le petit Enzo Trouillet et le jeune Rod Paradot) est abandonné par sa mère (Sara Forestier) dans le bureau d’une juge des enfants (Catherine Deneuve). Avec le soutien d’un éducateur (Benoît Magimel), lui-même ex-délinquant, elle tentera au fil des années de sauver ce jeune garçon de lui-même et de la délinquance.

« Malony représente un cas plutôt banal; il y a des cas encore bien pires que le sien. J’ai fait ce choix parce que je ne voulais pas stigmatiser la figure du délinquant. J’ai cherché à ce qu’il soit le plus neutre possible, c’est-à-dire qu’il ne fasse pas de trafic de drogue, de vols de banque, qu’il ne vive pas en banlieue. J’ai voulu le sortir de tous les clichés au maximum. On voulait en faire un personnage le plus universel possible afin que tout le monde puisse se retrouver et se dire que cela pourrait lui arriver. » 

De huis clos en huis clos

Hormis quelques rares scènes dans l’intimité de la famille éclatée de Malony, La tête haute se déroule essentiellement dans les bureaux des magistrats, dans les centres pour délinquants et dans les tribunaux de la jeunesse. Par instants, ce drame de fiction rappelle 10e chambre – Instants d’audience, documentaire de Raymond Depardon.

Afin d’être fidèles à la façon de parler des jeunes, des éducateurs et des juges, Bercot et Romano se sont livrées à un énorme travail d’enquête sur le terrain en amont du scénario. Une fois le tout écrit, elles sont allées faire un stage dans les lieux où allait être tourné le film.

« Raymond Depardon, c’est vraiment une référence pour moi, reconnaît la réalisatrice. Ce qui se passe dans le bureau des juges, c’est le reflet de ce qui se passe vraiment. C’est très, très fidèle à la réalité. Le langage des juges étant très codifié, il ne fallait donc pas être approximatif. J’ai voulu que le scénario colle de très près à la réalité, même si, pour le parcours de Malony, je ne me suis pas du tout inspirée d’une personne réelle. »

Malgré le plaisir de retrouver Bercot, qui l’avait dirigée dans Elle s’en va, Catherine Deneuve avait quelques craintes face au personnage qu’elle devait incarner. « Catherine avait peur qu’on ne voie que la fonction parce que ne voit jamais la juge en dehors de son travail. Il fallait que le personnage existe seulement au bureau ou au tribunal. Elle a donc passé du temps dans le bureau des juges et je pense que cela a été révélateur pour elle parce qu’elle est d’une grande justesse dans le film. »

Tourné dans le nord de la France, notamment à Dunkerque où Bercot a trouvé le tribunal idéal, La tête haute aborde de façon frontale un sujet difficile. Traversé de moments qui semblent sans espoir pour le jeune garçon, ce drame social évoquant l’univers des frères Dardenne évite toutefois de verser dans le pathos. Pour parvenir à rendre le personnage de Malony tour à tour détestable et aimable, le prodigieux Rod Paradot, César du meilleur espoir masculin, a longuement travaillé avec un coach avant d’arriver sur le plateau.

De connivence avec le directeur photo Guillaume Schiffman, Emmanuelle Bercot a aussi fait en sorte que son film ne sombre pas dans une esthétique misérabiliste. « Je ne voulais pas d’un style documentaire, je voulais donc une lumière assez travaillée qui ne soulignait pas la noirceur, qui soit porteuse d’espoir sans être trop stylisée parce que je préfère mettre les choses en contraste plutôt que de les souligner », conclut Emmanuelle Bercot.

Vivez


Ce jour là au meeting toutes les questions se rapportaient à la vie après la mort . Le Maître ne faisait que rire sans donner de réponse 

A ses disciples qui lui demandait pourquoi il était aussi évasif, il répondit :
" Avez-vous remarqué que c'est précisément  ceux qui ne savent pas que faire de leur vie quoi en veulent une autre qui dure toujours ? "

Mais existe-t-il oui ou non une vie après la mort ? 
Existe-t-il une vie avant la mort ? Voilà la vraie question répondit le Maître énigmatiquement .





All the questions at the public meeting that day were about life beyond the grave. The Master only laughed and did not give a single answer.

To his disciples who demanded to know the reason for his evasiveness he said, "Have you observed that it is precisely those who do not know what to do with this life who want another that will last forever?"

"But is there life after death or not?" asked a disciple.

"Is there life before death? - That is the question!" said the Master enigmatically.



dimanche 5 juin 2016

Une lueur de douceur

Tu restes muet encore,
Jusqu’au bout sembles sourd
Nos cœurs ont trop durci,
En nous l’horreur sans fond.
Viendrait-elle de nous
Une lueur de douceur ?
François CHENG
Tableau : PICASSO
Posté par Maela 

samedi 4 juin 2016

Et Régis à Ballyblue


Emma et Némo à Roland Garros

Les deux font la magnifique  paire !


On croit

On croit aimer des gens. En vérité, on aime des mondes.
Christian Bobin
Tableau : Mike KIEV

Quelque part

Quelque part
Mais au croisement des quatre routes, des quatre membres — quand les noms sont portés sur le haut de la croix — on trouve pour toujours, après l'angoisse du passage le plus serré, le plus étroit, l'arrêt du calme et du repos dans la blancheur de l'étendue et le silence.
Pierre REVERDY
Tableau : Yoel Tordjman Artist
posté par Maela 

A peine rentré : au boulot





Hey You ! Life is good ....





jeudi 2 juin 2016

Némo est à Amsterdam


Ou un champ C°Cork


une photo de
Chris Valentine Denayer

Ou le Mount Errigal in C° Donegal


Et C° Waterford vu par Eamon Bolger le 2 juin




                                                                          A Garrarus

Bunowen, C° Galway, vu par Catherine P.





Très beau temps du côté de Ballyconneely

La nuit


La nuit me parle de toi 
elle ne me donne pas de rêves [...]
mais elle m'apporte ton image
afin que ton absence 
ne m'étrangle pas tout à fait...
Alain BORNE - La nuit me parle de toi
Tableau : Jan VAN EYCK

posté par Maela 

La mélodie légère

Puisque tout passe, faisons
la mélodie passagère ;
celle qui nous désaltère,
aura de nous raison.
Chantons ce qui nous quitte
avec amour et art ;
soyons plus vite
que le rapide départ.
Rainer Maria RILKE
Image : Diane Paquin Photographe
Posté par Maela 

Connemara's sun

             
           De quoi sauter de joie comme le fait ici Mélanie , alias Mani Manu , à Mannin . C° Galway

mercredi 1 juin 2016

Recording in Amsterdam

 Mon propos n'est pas de vous assommer d'images de Némo mais d'en garder trace pour moi même
devenue vieille. Vous savez : les grand mères !!!
Ici, il est à Amsterdam en train d'enregistrer certains titres de son premier album .

Et pourtant ....

Je ne vous écris pas de lettres,
mais il me serait facile de mourir avec vous.
Doucement, nous nous laisserions glisser
le long des lunes, une première halte
auprès des cœurs de laine, puis
une autre parmi les loups, les framboisiers
et ce feu que rien n'apaise ; à la troisième,
j'aurais traversé les fines mousses
des nuages raréfiés,
passé sans effort le pauvre fourmillement
des étoiles, pour arriver
dans votre ciel, tout près de vous.

Ilse AICHINGER - Dédicace (traduit par Rose-Marie François)
Tableau : Allen LEVY