lundi 20 novembre 2017

Au centre dramatique national de TOURS

DÎNER EN VILLE

CHRISTINE ANGOT / RICHARD BRUNEL 

9 JAN > 13 JAN

CRÉATION

9 > 13 JANVIER 2018

mar 9 janvier à 20h
mer 10 janvier à 20h
jeu 11 janvier à 19h
ven 12 janvier 20h
sam 13 janvier à 17h

rencontre avec le public 11 janvier

durée estimée 1h30 
Le dîner en ville ? Un incontournable de la mondanité d’hier et d’aujourd’hui, un rite qui se réinvente avec brio au fil du temps. Habile caméléon, il ne cesse de renouveler ses codes et ajuste subtilement son snobisme à l’air du temps. Ce soir, Régis reçoit. À sa table, des convives instruits, raffinés, qui maîtrisent l’art de la conversation. Sauf un.
Préparatifs, décoration, mise en place, ajustement des lumières… Le dîner est une mise en scène qui joue à s’ignorer. Son apparente désinvolture dissimule les ficelles d’un usage pensé, calculé, millimétré. Pour chaque invité, il y a un rôle à jouer et des répliques à respecter. Mais derrière les mœurs polissées pointent les contradictions et la cruauté de l’entre-soi. 

Que dit le rituel du dîner en ville des relations de pouvoir qui régissent nos sociétés ? Que révèle-t-il des rapports de domination et de classe sociale ? Christine Angot nous confronte à ces questions qui rassemblent et opposent. À sa plume acérée se mêle le geste engagé de Richard Brunel qui, après Samira Sedira et Édouard Louis, poursuit son exploration des écritures contem­poraines. Ensemble, ils offrent un tableau vertigineux et satirique d’une société muselée par la convenance

Cécile Emma


Dîner en ville


Présentation

APRÈS L’AVANT-PREMIÈRE D’AMBIVALENCE(S), LA CRÉATION À LA COMÉDIE !

On dit de Cécile qu’elle est la plus grande actrice française. Elle partage sa vie avec Stéphane, ingénieur du son au chômage. Sur fond de campagne présidentielle, ils sont les invités de Régis, qui a produit quelques films mais travaille surtout dans la mode. Là, ils retrouvent Florence, qui dirige un théâtre en banlieue parisienne et Marie, professeur de médecine. Commence alors le jeu de ce qui ce qui se dit, ne se dit pas, ou pas forcément… ou bien dit autre chose que ce qui se dit. Le dîner en ville, rite mondain d’apparence futile est en fait le théâtre essentiel d’une construction des dominations.
Souvent, dans ses mises en scène, Richard Brunel a exploré le parcours d’êtres aux prises avec une société monstrueuse qui efface et les contraint à l’invisibilité. Ici, Stéphane, perçoit plus nettement que les autres comment les inégalités, l’arrogance des politiques et le mépris social se sont répandus dans la vie quotidienne et dans les rapports humains. Pour s’emparer des personnages aux dialogues si précisément ciselés par Christine Angot au fil des répétitions, Richard Brunel s’est entouré de cinq magnifiques comédiens dont l’actrice et réalisatrice Emmanuelle Bercot.
Avant-premières de Dîner en ville, mai-juin 2017, Festival Ambivalence(s) © Jean-Louis Fernandez
Catherine Ailloud Nicolas (Collaboration artistique) , Alex Crestey (Assistant(e) à la mise en scène) , Victor Egéa (Création lumières) , Nicolas Hénault (Régie générale) , Gala Ognibene (Scénographie) , Michaël Selam (Création son)
 

Prochaines dates

 
PériodeVille & paysLieuRéservation
Du lun. 20/11/17 au ven. 24/11/17 
Valence 
La Comédie de Valence
La Comédie de Valence
infos sur le lieu
Tel. +33 (0)4 75 78 41 70
Du mar. 19/12/17 au mer. 20/12/17 
Annecy 
Bonlieu Scène nationale
Bonlieu Scène nationale
infos sur le lieu
réservation
Tel. +33 (0)4 50 33 44 11
Du mar. 09/01/18 au sam. 13/01/18 
Tours 
Théâtre Olympia
Théâtre Olympia
infos sur le lieu
Tel. +33 (0)2 47 64 50 50

Attirances : vortex vide ou plen ?

 
Ce n’est pas parce qu’on se sent puissamment attiré par quelqu’un ou quelque chose que c’est pour les bonnes raisons…

Il y a quelques années, j’ai eu une sorte de coup de foudre pour un homme que j’ai rencontré dans le contexte professionnel. Dès qu’il est entré dans la pièce et que je l’ai vu, j’ai senti un vortex m’aspirer vers lui, comme si une force invisible me tirait. À cause de cela, et du sentiment de familiarité que je sentais en sa présence (et aussi de ses belles qualités, bien sûr), j’ai déduit que je devais et voulais former un couple avec lui. Et nous nous sommes fréquentés, effectivement. 
Or, bien qu’il ne s’est rien passé de dramatique, j’ai rapidement constaté que ce n’était pas du tout une personne pour moi. En fait, j’aurais pu le constater dès le début, mais le «coup de foudre» me semblait plus significatif que les démonstrations de sa fragilité. 
J’étais perplexe, et surprise. Après tout, j’avais senti cet appel si fort. Comment était-ce possible?
Quand j’en ai parlé à une amie, elle m’a posé une question que je n’avais jamais même considérée, et que j’ai trouvée fascinante : «Le vortex que tu as senti en le rencontrant… était-ce un vortex rempli ou un vortex vide?»
C’est le genre de question qu’on ne se pose pas, n’est-ce pas? On sent une énergie qui semble nous guider quelque part, et on déduit automatiquement que c’est beau et sain et magnifique. Notre «vocabulaire» est étonnamment limité, lorsqu’il est question de ces forces invisibles qui nous tirent vers une personne ou une autre. En général, ça se limite à l’équivalent d’un interrupteur, avec seulement les options «on» et «off», sans grandes nuances… Si l’attirance est à «on», on présume que ça veut toujours dire la même chose et qu’on doit y aller.
Il y a une foule de raisons qui peuvent nous amener à être magnétisé par quelqu’un. Ce n’est pas parce qu’on a une attirance que celle-ci est ancrée dans quelque chose de sain. Ce n’est pas parce qu’on a un lien profond rapidement que c’est un lien constructif. Ce n’est pas parce qu’on sent une familiarité inexplicable avec un étranger que cette familiarité gagne à être explorée. Et ce n’est pas parce qu’on sent une sorte de «colle» invisible qui nous lie à l’autre qu’on est censé rester à ses côtés.
Parfois, c’est le vide de l’autre qui réveille la partie de nous qui ne se croit digne de faire que du remplissage. 
Parfois, ce sont nos blessures respectives qui sont toutes excitées de pouvoir s’entretenir mutuellement (ce qui revient plus ou moins au point précédent, finalement).
Parfois, c’est l’attirance du prédateur et de la proie qui se reconnaissent mutuellement.
Parfois, on a côtoyé l’autre pendant plusieurs vies, et c’est tout. On n’a pas tant à s’apporter dans celle-ci.
Parfois, l’autre a simplement une belle énergie, et bien qu’on puisse la sentir et l’apprécier, on n’a pas de grande connexion avec lui et on ne gagne pas particulièrement à se rapprocher.
Parfois, l’attirance est très forte, donc on présume automatiquement qu’elle est amoureuse, mais elle est profondément amicale en réalité.
Oh, et parfois, bien sûr, c’est une simple chimie physique de surface.
Élargir notre vocabulaire à ce niveau peut être crucial pour bien s’orienter. Par exemple, on peut se demander (comme mon amie m’avait demandé) : «Est-ce un vide qui m’aspire ou un "plein" qui m’invite à me joindre à lui?» Ou : «La "colle" qui me lie à elle/lui est-elle saine?» Ou : «Est-ce un manque que je tente de combler ou un appel du cœur?» Ou : «Profonde ou non, cette connexion m’élève-t-elle?»
Donc oui, dans ce cas comme dans bien d’autres, on gagne à se ramener à ce qu’il y a de plus simple : aller vers ce qui est beau et nourricier. Se créer un environnement qui honore la plus lumineuse et la plus grande partie de nous. Et prendre au sérieux ce que les faits sont en train de nous prouver. Car il y aura toujours des courants de toutes sortes qui nous tireront dans bien des directions. Mais on peut créer notre propre courant, aussi, en accueillant ce qui nous habite avec discernement et en restant intensément à l’écoute de ce qu’on veut vraiment.
En vous souhaitant un très magnifique début de semaine… 
XOX

dimanche 19 novembre 2017

Lucas a 2 mois


Nous irons jusqu'à San Francisco

La vision

Le Bouddha, lorsqu'il atteignit l'Éveil sous l'arbre de la bodhi, eut une vision de l'existence humaine, une vision que par la suite il ne perdit jamais, qui en un sens était identique à l'expérience de l'Éveil elle-même.
Il communiqua sa vision de quatre façons. Il la communiqua au moyen de concepts, au moyen de symboles, par ses actions, et par le silence. 
Photo : Roue de vie tibétaine roue du dharma


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Rien ne bouge

Il existe, paraît-il, dans un maelström, un point où rien ne bouge.
Se tenir là !
Ou encore, pour prendre une autre image, dans la roue d’un chariot emballé, il y a un point du moyeu qui ne bouge pas.
Ce point, trouver ce point...
Christiane SINGER - Du bon usage des crises
transmis par Maela 

vendredi 17 novembre 2017

Maria à Carthagène


Enfance confiante
Enfance heureuse

La voie


Quand la souffrance est là
Ne la méprisons pas
Et quand la mort s’approche
Sachons compter sur elle
Elle nous montre la voie
Pour vivre intensément
Et déployer nos ailes
Si le temps est compté
Arrêtons donc les heures
Pour en faire un festin...
Jean Lavoué
posté par Maela 

Demain

demain il sera temps
de vider le silence et de partir ailleurs
j'enlèverai le cadre et je le brûlerai
je partirai vers moi
je déplierai la mer
Jean Diharsce...
transmis par Maela 
Peinture : HOKUSAI


Bonne fête Elisabeth


jeudi 16 novembre 2017

Le veilleur




Vis

Vis à l'aube et vis au soleil couchant,
adore le tigre et le corpuscule,
comprends la poulie autant que le muscle.
Épuise tes jours, frère, compagnon,
non dans le divin mais lié à l'humain,
non dans les étoiles mais dans tes mains.
Car la nuit viendra qui te changera
aussitôt en terre, en vent ou en feu...
Pablo NERUDA

mercredi 15 novembre 2017

Aux grands navires

Mes amis, ne perdez pas courage. Nous avons été préparés pour cette époque. De nombreuses personnes profondément et véritablement déconcertées m’ont contactée récemment. Elles sont préoccupées par l’état des choses qui se déroulent actuellement dans le monde. Nous vivons une époque de stupéfaction quotidienne et souvent de colère justifiée vis-à-vis des dernières dégradations commises contre ce qui compte le plus pour des gens civilisés ou visionnaires. Vos appréciations sont justes. La gloire et l’orgueil démesuré auxquels certains ont aspiré tout en entérinant des actes si abominables contre des enfants, des personnes âgées, des gens ordinaires, des pauvres et des sans-défense, est à couper le souffle. Pourtant, je vous exhorte, je vous le demande, je vous supplie,
s’il vous plaît de ne pas laisser votre esprit s’assécher en épuisant vos larmes
pendant ces temps difficiles. Surtout ne perdez pas espoir. Plus particulièrement car le fait est que nous avons été préparés pour vivre cette époque. Oui. Pendant des années, nous avons appris, pratiqué, attendu et été formés pour répondre à ce niveau exact d’engagement.
J’ai grandi sur les Grands Lacs et je sais reconnaître un vaisseau qui est en état de naviguer lorsque j’en vois un. Concernant les âmes éveillées, il n’y a jamais eu de par le monde autant de vaisseaux à flot qu’actuellement. Et ils sont parfaitement équipés et capables de se signaler les uns aux autres comme jamais auparavant dans l’histoire de l’humanité.
Regardez par-delà la proue ; il y a des millions d’embarcations d’âmes justes qui se trouvent sur les eaux avec vous. Même s’il est possible que vos coques
tremblent à chaque vague au cœur de l’orage agité, je vous assure que les
grandes poutres qui composent votre proue et votre gouvernail proviennent d’une forêt bien plus vaste. Ce bois de construction est connu pour résister aux tempêtes, pour sa capacité à maintenir ensemble, pour sa résistance et sa longévité, quoi qu’il advienne.
En tout temps d’obscurité, face à tout ce qui ne va pas dans le monde ou qui
semble irréparable, il existe une tendance à se détourner vers l’inconscience. Ne vous focalisez pas là-dessus. Il existe également une tendance à se laisser affaiblir en s’attardant sur ce qui est hors de portée ou sur ce qui ne peut encore se produire. Ne vous focalisez pas sur cela. C’est comme vouloir gonfler les voiles sans les avoir hissées.
On a besoin de nous, c’est tout ce que nous avons à savoir. Et bien que nous
rencontrions de la résistance, nous rencontrerons d’autant plus de grandes âmes qui nous appelleront, nous aimeront et nous guideront et nous les reconnaîtrons quand elles apparaîtront. Ne disiez-vous pas que vous étiez croyants ? Ne disiez-vous pas que vous vous étiez engagés à écouter votre voix supérieure ? N’avez-vous pas demandé la grâce ? Ne vous rappelez-vous pas qu’être dans la grâce signifie se soumettre à la voix supérieure ?
Notre travail n’est pas celui de réparer le monde entier en une seule fois mais de tendre à rétablir cette part du monde se trouvant à notre portée. La plus petite et paisible chose qu’une âme puisse faire pour en aider une autre, pour aider une partie de ce pauvre monde en souffrance, sera d’une aide immense. Il ne nous est pas donné de savoir quels actes, ou qui les accompliront, permettrons d’entraîner la masse critique qui fera pencher les choses vers un bien durable. Pour qu’un changement profond puisse avoir lieu, ce qui est nécessaire est une accumulation d’actes, ajoutés les uns aux autres, continuellement. Nous savons qu’il n’est pas nécessaire que tout le monde sur Terre participe pour que prévalent la justice et la paix, mais seulement un petit groupe déterminé qui n’abandonnera pas à la première, deuxième ou centième tempête.
Une des actions les plus apaisantes et puissantes que vous puissiez accomplir pour intervenir dans ce monde tourmenté, est de vous lever et de révéler votre âme. Sur le pont, dans les temps d’obscurité, l’âme brille comme de l’or. La lumière de l’âme projette des étincelles, peut envoyer des balises lumineuses, faire des signaux de feu et permet à ce qui est juste d’être allumé. Pour que la lanterne de l’âme puisse être vue dans des temps d’obscurité comme ceux-ci, il nous faut être énergiques et faire preuve de miséricorde envers autrui : ce sont là deux actes d’immense bravoure et de la plus grande nécessité.
Les âmes se débattant captent la lumière des autres âmes pleinement éveillées et prêtes à le montrer. Si vous souhaitez aider à calmer le tumulte, c’est l’une des plus puissantes choses que vous puissiez accomplir.
Il y aura toujours des moments où vous vous sentirez découragés. J’ai moi aussi ressenti le désespoir de nombreuses fois dans ma vie, mais je ne lui accorde pas de place. Je ne le nourris pas. Je ne lui permets pas de manger à ma table. La raison est la suivante: Au plus profond de moi, je sais quelque chose, tout comme vous le savez. C’est qu’il ne peut y avoir de désespoir lorsque vous vous rappelez pourquoi vous êtes venus sur Terre, qui vous servez, et qui vous a envoyé ici. Les bonnes paroles que nous prononçons et les bonnes actions que nous accomplissons ne nous appartiennent pas. Ce sont les paroles et les actes de l’Un qui nous a amenés ici. Dans cet esprit, j’espère que vous écrirez ceci sur votre mur : Quand un grand navire est amarré dans le port, il est en sécurité,
cela ne fait aucun doute. Mais ce n’est pas dans ce but que sont construits les
grands navires.
Clarissa Pinkola Estes, Auteur du best-seller “Les femmes qui courent avec les loups”. Traduction : P.Linda Steketee



My friends, do not lose heart. We were made for these times. I have heard from so many recently who are deeply and properly bewildered. They are concerned about the state of affairs in our world now. Ours is a time of almost daily astonishment and often righteous rage over the latest degradations of what matters most to civilized, visionary people. 
You are right in your assessments. The lustre and hubris some have aspired to while endorsing acts so heinous against children, elders, everyday people, the poor, the unguarded, the helpless, is breathtaking. Yet, I urge you, ask you, gentle you, to please not spend your spirit dry by bewailing these difficult times. Especially do not lose hope. Most particularly because, the fact is that we were made for these times. Yes. For years, we have been learning, practicing, been in training for and just waiting to meet on this exact plain of engagement.
I grew up on the Great Lakes and recognize a seaworthy vessel when I see one. Regarding awakened souls, there have never been more able vessels in the waters than there are right now across the world. And they are fully provisioned and able to signal one another as never before in the history of humankind.
Look out over the prow; there are millions of boats of righteous souls on the waters with you. Even though your veneers may shiver from every wave in this stormy roil, I assure you that the long timbers composing your prow and rudder come from a greater forest. That long-grained lumber is known to withstand storms, to hold together, to hold its own, and to advance, regardless.
In any dark time, there is a tendency to veer toward fainting over how much is wrong or unmended in the world. Do not focus on that. There is a tendency, too, to fall into being weakened by dwelling on what is outside your reach, by what cannot yet be. Do not focus there. That is spending the wind without raising the sails.
We are needed, that is all we can know. And though we meet resistance, we more so will meet great souls who will hail us, love us and guide us, and we will know them when they appear. Didn’t you say you were a believer? Didn’t you say you pledged to listen to a voice greater? Didn’t you ask for grace? Don’t you remember that to be in grace means to submit to the voice greater?
Ours is not the task of fixing the entire world all at once, but of stretching out to mend the part of the world that is within our reach. Any small, calm thing that one soul can do to help another soul, to assist some portion of this poor suffering world, will help immensely. It is not given to us to know which acts or by whom, will cause the critical mass to tip toward an enduring good.
What is needed for dramatic change is an accumulation of acts, adding, adding to, adding more, continuing. We know that it does not take everyone on Earth to bring justice and peace, but only a small, determined group who will not give up during the first, second, or hundredth gale. 
One of the most calming and powerful actions you can do to intervene in a stormy world is to stand up and show your soul. Soul on deck shines like gold in dark times. The light of the soul throws sparks, can send up flares, builds signal fires, causes proper matters to catch fire. To display the lantern of soul in shadowy times like these – to be fierce and to show mercy toward others; both are acts of immense bravery and greatest necessity.
Struggling souls catch light from other souls who are fully lit and willing to show it. If you would help to calm the tumult, this is one of the strongest things you can do.
There will always be times when you feel discouraged. I too have felt despair many times in my life, but I do not keep a chair for it. I will not entertain it. It is not allowed to eat from my plate.
The reason is this: In my uttermost bones I know something, as do you. It is that there can be no despair when you remember why you came to Earth, who you serve, and who sent you here. The good words we say and the good deeds we do are not ours. They are the words and deeds of the One who brought us here. In that spirit, I hope you will write this on your wall: When a great ship is in harbor and moored, it is safe, there can be no doubt. But that is not what great ships are built for.
– Clarissa Pinkola Estes

– Clarissa Pinkola Estes

Petite et grande flamme



Une petite flamme , une merveilleuse chanson douce et grave écrite et chantée par Fabienne Marsaudon , tirée de l'album " La petite musique de Jade" a accompagné ma jolie Maman : la grande Flamme qui partait en fumée dans sa quatre vigie dix-huitième année, hier,
sous un ciel d'été.




Une petite flamme
Une petite flamme
Un éclat de lumière 

Fragile et solitaire 
Perdue dans l’univers...

Une petite flamme
Qui vacille parfois 

Dans le triste et le froid 
Mais qui ne s’éteint pas

Une petite flamme
A peine une étincelle 

Silencieuse et fidèle 
Comme un écho du ciel

Une petite flamme 
Eclairant le chemin
Et chassant l’air de rien 

Les noirceurs du chagrin...

Elle me disait mon rêve à moi 
C’est chanter le feu de mon âme 
Et embraser ce que je vois
Moi je voudrais devenir flamme...


Devenir une flamme 
Brûler par tous les temps 
Et répondre en dansant 
Aux colères du vent...

Devenir une flamme
Et donner sans compter 

Tout l’or d’un feu sacré 
Sans jamais l’épuiser

Devenir une flamme 
Et chanter l’éphémère 
L’exil de la lumière 
La brûlure du mystère

Devenir une flamme
Faire reculer le noir
Et rallumer l’espoir
Aux grisailles des regards..


Elle me disait mon rêve à moi 
C’est dissiper le vague à l’ âme 
Faire voler le rire en éclats 
Devenir un jour une flamme

Etre un jour une flamme 
Pouvoir vaincre la nuit 
Sans combat et sans bruit 
D’une étincelle de vie

Etre un jour une flamme 
Et brûler l’inutile, 
L’encombrant, le futile 
Et les guerres imbéciles

Etre un jour une flamme 
Qui se tait et espère 
Silencieuse prière 
Quand le monde se perd

Etre un jour une flamme 
Légère comme une aile 
Et semer dans le ciel 
Des milliers d’étincelles

Elle me disait mon rêve à moi 
Quand je serai une vieille dame 
C’est d’être passionnément là
Et ne plus être qu’une flamme... 


N’être plus qu’une flamme 
Une flamme qui danse 
Obstinée dans l’enfance 
N’être qu’incandescence

N’être plus qu’une flamme 
N’être qu’une lueur,
Un éclat, une chaleur
Un murmure du cœur


N’être plus qu’une flamme 
N’avoir pour seul recours 
Que de brûler toujours 
D’infini et d’amour

N’être plus qu’une flamme 
N’être qu’une poussière 
D’étoile qui éclaire
A des années- lumière.... 


Et brûler comme un feu de joie 
Chauffant le corps autant que l’âme 
Même en cendres, renaître, tu vois 
Pour redevenir une flamme

Une petite flamme
Qui chante l’éphémère 

Un éclat de lumière 
Dansant dans l’univers...



Paroles et musique : Fabienne Marsaudon 

Premiere journée

 
                                                          Sans Mère , sur la Terre

"Les mères n'ont pas de rang , pas de place
Elles naissent en même temps que leurs enfants
Elle tient l'Enfant levé au bout des bras et elle le présente à la vie éternelle.
Les mères ont Dieu en charge . C'est leur passion , leur unique occupation , leur perte et leur sacre à la fois .
Etre père c'est jouer son rôle de père
Etre mère c'est un mystère qui ne compose avec rien, un absolu relatif à rien , une tâche impossible et pourtant remplie , même par les mauvaises mères "
C.Bobin