vendredi 31 mars 2017

Je rêve que je rêve

Mon amour pour avoir figuré mes désirs
Mis tes lèvres au ciel de tes mots comme un astre
Tes baisers dans la nuit vivante
Et le sillage de tes bras autour de moi
Comme une flamme en signe de conquête
Mes rêves sont au monde
Clairs et perpétuels.
Et quand tu n’es pas là
Je rêve que je dors je rêve que je rêve…
Paul ELUARD
Posté par Maéla 

Roots

 
pucepuce
pucePierre Durand "Roots" Quartet
Chapter Two : ¡Libertad!  (Les Disques de Lily)  septembre 2016
Dans les notes de pochette de son disque, le guitariste Pierre Durand présente son album comme cela : "un plaidoyer pour la différence, le risque et la sincérité. Il reflète ma démarche de musicien : mélanger les cultures et l’imprévu".
Ce plaidoyer, qui devrait être une normalité, sonne comme véritable un manifeste. Effectivement, iLibertad! est un maelstrom d’influences (Pat MethenyWeather Report et donc Joe Zawinul et Wayne ShorterJohn ScofieldJohn McLaughlinBill Frisell ou Jimi Hendrix…) et d’esthétiques multiculturelles (mélange de jazz, blues, musique Africaine, pop, baroque Anglais, calypso, musique orientale…) au service de belles mélodies et d’une musique continuellement en mouvement (rythmiquement et tonalement), libre, ouverte à tous les possibles.
Pierre Durand agence sa musique avec ambition, avec un certain goût pour l’évasion et l’envie de toujours se renouveler et de créer la surprise. Ici, rien ne coule de source. Les trames narratives sont multiples mais tiennent toujours une ligne directrice cohérente. Et puis s’il y est beaucoup question de liberté dans ce disque (ou de la privation de liberté dans "Tribute" par exemple), on y parle également beaucoup de rencontres (entre les esthétiques donc mais entre les époques aussi), d’engagement (comme revenir aux racines, de la musique mais pas que, pour mieux appréhender le futur) et d’histoire (de la musique noire Américaine, de La Nouvelle-Orléans, du blues, de la rencontre avec l’harmonie européenne, du rock, de son dérivé latino…).
Tout comme chez Raphaël Imbert, Pierre Durand pourrait déclarer que "Music Is My Home". Le guitariste juxtapositionne, malaxe, compose, enchevêtre, assemble avec une belle adresse. On y trouve une vivacité qui rappelle le snapping et cet ancrage sur la diversité rythmique, sur la vivacité, sur l’accélération, le registre, la métrique, ces traits distinctifs de la musique Afro-Américaine originaire du delta du Mississippi. Un beau travail sur les timbres, les rythmes (entre tribalité, défilé à Rio ou Nola, minimalisme…) et les atmosphères, un vibrant hommage à la liberté, un voyage qui ne connaît ni frontières ni espace-temps, où les notes transportent l’esprit. Beau…

La voix de l'âme

Rares sont ceux qui désirent atteindre leur vérité, que murmure sans cesse la voix de l’Âme,
car pour l’entendre,
il faut se rendre sourd à l’ambition de régner sur les autres,
à toute envie de plaire, à tout effroi, aux bruits du monde…
Henri Gougaud
Tableau : Zao-Wou KI

Expressions de la semaine


  • Samedi 25 Mars: C'est un (sacré) numéro !
  • Dimanche 26 Mars: Un chien regarde bien un evêque
  • Lundi 27 Mars: Avoir les dents du fond qui baignent
  • Mardi 28 Mars: Etre (vivre) comme un coq en pâte
  • Mercredi 29 Mars: Carpe diem
  • Jeudi 30 Mars: Mettre les écureuils à pied
  • Vendredi 31 Mars: Chercher la petite bête
  • jeudi 30 mars 2017

    Le temps


     Les dernières volontés d'Alexandre Le Grand sur le point de mourir, convoqua ses généraux et leur communiqua ses dernières volontés, ses trois ultimes exigences :

               1 - Que son cercueil soit transporté à bras d'homme par les meilleurs médecins de l'époque.

               2 - Que les trésors qu'il avait acquis (argent, or, pierres précieuses...), soient dispersés tout le long du chemin jusqu'à sa tombe, et....
               3 - Que ses mains restent à l'air libre se balançant en dehors du cercueil à la vue de tous.

    L'un de ses généraux, étonné de ces requêtes insolites, demanda à Alexandre quelles en étaient les raisons. Alexandre lui expliqua alors ce qui suit :

    1 - Je veux que les médecins les plus éminents transportent eux-mêmes mon cercueil pour démontrer que face à la mort, ils n'ont pas le pouvoir de guérir.

    2 - Je veux que le sol soit recouvert de mes trésors pour que  tous puissent voir que les biens matériels ici acquis, restent ici-bas..

    3 - Je veux que mes mains se balancent au vent, pour que les   gens puissent voir que nous arrivons dans ce monde les mains vides, et les mains vides nous en repartons quand s'épuise pour nous le trésor le plus précieux de tous : le temps.

    En mourant nous n'emportons aucun bien matériel avec nous, bien que les bonnes actions - je pense - soient une espèce de chèques de voyage.

     'LE TEMPS' est le trésor le plus précieux que nous ayons parce qu'il est Limité.
    Nous pouvons produire plus d'argent, mais pas plus de temps.
    Quand nous consacrons du temps à quelqu'un, nous lui accordons une portion de notre vie que nous ne pourrons jamais récupérer, notre temps est notre vie. 

    Pour vous mes Amis , j'ai tout mon temps : donc vous aussi l'avez ! 




    Marty prend même le temps d'épargner un champignon 
    alors les daffodils ! Imaginez !!!!
    C'est mon Alexandre le Grand
    Merci Marty  

    mercredi 29 mars 2017

    Loïc, Théo et Patricia

    J'ai vu " Enfants du Terril" hier au soir sur la 2 ( Visionnez le en replay si vous ne l'avez pas vu) .
    Je ne cesse de penser à Loïc , l'un des 3.000.000 d'enfants vivant en France sous le seuil de pauvreté . Théo , Loïc  c'est Lens- cinant  voilà ce que j'ai envie de vous dire : 



    Tenez bon 
    Gardez l'Espoir 
    Matérialisez le rêve 
    Tu es un bon coiffeur Loïc et c'était si inspirant de te voir malgré tout, si  intimement persuadé de qui Tu es, si  positif .

    "Il n’y a pas de personnes faites pour l’échec. Ça n’existe pas. 
    Il faut faire naître chez les autres le désir de se dire : l’excellence, j’y ai le droit. 
    Et on avance ensemble, jamais les uns contre les autres, mais les uns avec les autres. Il faut avoir un regard positif…
    Et dès qu’on apporte quelque chose de positif : ça fonctionne... 

    Thierry Marx (Chef étoilé français)
    [transmis par Marc Laloux : merci]
    Tableau : Alvaro Reja ESPOSITO

    La tourbe ailleurs aussi


    mardi 28 mars 2017

    Être Poète

    Être poète, ce n'est pas seulement écrire des poèmes. C'est une manière de vivre, une façon particulière de traverser le monde : l'œil et l'esprit ouvert, curieux de tout.
    Le poète est un étonné perpétuel, passionné du nouveau, de l'étrange, de l'autre, de tout ce qui lui enseigne que dans ce qu'il voit, entend, fait chaque jour, il y a mille secrets cachés, un inconnu qu'il ne finira jamais d'explorer.
    Qu'il y a un autre monde dans le monde, tout aussi vrai que le premier mais plus vaste…
    Jean-Pierre SIMEON
    [transmis par Sylvie Mann-Moulédous : merci]
    Tableau : Abe TOSHIYUKI

    Nemo Romantico


    lundi 27 mars 2017

    L'été du printemps

     
         une photo de Regina Joyce aujourd'hui au Connemara

    1947-2017


    Et mon petit frère a 70 ans
    Bon anniversaire Michel
    Que l'année nouvelle
    Te garde toutes les dents !

    Ne plus habiter la Terre

    Certes, il est étrange de ne plus habiter la terre,
    ne plus avoir à se servir de gestes à peine appris,
    aux roses et à tant d'autres choses si pleines de promesses
    ne plus accorder le sens d'un avenir humain ;
    n'être plus ce qu'on a été entre des mains infiniment fragiles
    et abandonner jusqu'à son nom comme un jouet cassé.
    Étrange de ne plus désirer que le désir dure. Étrange
    de voir flotter sans lien dans l'espace
    tout ce qui jadis fut lié.
    Être mort est laborieux
    et plein de reprises jusqu'à ce que peu à peu on devine
    un peu d'éternité…
    Rainer Maria RILKE - Élégie de Duino
    Tableau : Yoel Tordjman Artist - Cosmic
    posté par Maela 

    L'ëtre éveillé

    Une personne qui ne marche plus au son des tambours de la société, et qui danse sur la musique qui jaillit d'elle-même, voilà une excellente définition de l'être éveillé...
    Anthony de MELLO
    Posté par Maela 

    Oh No !

     
        I am missing this as well !!!!

    La poésie

    La poésie se fait dans un lit comme l'amour.
    Ses draps défaits sont l'aurore des choses...
    André BRETON

    Connemara today



    Bally Conneely = le village des Connelly that I so much miss !

    samedi 25 mars 2017

    The Inagh Valley


    I drive through here on the way home to the ancestors, The Inagh Valley Connemara

    Stillness in Roundstone (Connemara)


        Posted by Rosie Mcgurran

    Du pur Maéla

    Rien n'est joué. Mais tout est consommé : le chagrin, la désespérance qui ravine le cœur et jusqu'à l'angoisse qui mord la gorge.
    Tout est pardonné : les humiliations répétées, les infidélités, les paroles perfides, les dérobades et les trahisons.
    Tout est consolé : la solitude, l'abandon, l'exil.
    [...]
    Là où les choses ne peuvent plus se dire mais se ressentir, on n’a plus qu’à resserrer son existence au-dedans de soi… 
    Maela Paul - La Petite Colère, L'Harmattan, 2010


    Scoop


    La brillante Emmanuelle Bercot illuminera elle aussi mon prochain film! ❤️
    #lheuredelasortie

    Camberra


    Australie: Sydney , Melbourne , Canberra  3 villes en 3 jours ! 33 heures de vol x 2....

    Australie , Sydney maybe !


    Emmanuelle Bercot: Flying the Flag for French Cinema

    March 17, 2017
    Director Emmanuelle Bercot was recently in Australia to promote her two films playing at the Alliance Francais French Film Festival. 

    “It’s not a current topic in France. There are no quotas. Yes, in a lot of countries it’s hard for women to find their position in society and the film industry. But in France there are more and more women becoming directors. Because women started later to make film there is still an imbalance. But there are a lot more women directors today. It’s not really as big a fight in France as in other countries.”
    That’s Emmanuelle Bercot, in Australia for only three days all the way from France, to promote her two films – Standing Tall and 150 Milligrams – that are playing at the popular Alliance Francais French Film Festival.
    Touring 40+ films across Australia and New Zealand, almost half of this year’s program is made up of films made by female filmmakers.
    The two films from Bercot represent the past 6 years of the filmmaker’s life, which started with On My Way, which played at a previous Alliance Francais French Film Festival. It also starts and ends with French icon Catherine Deneuve.
    Deneuve starred in On My Way, features in a prominent supporting role in Standing Tall and suggested the lead actress in 150 Milligrams.
    “She’s known in France for the TV show Borgen,” says Bercot about Danish actress Sidse Babett Knudsen, who is phenomenally human in the film. “I cast her because I couldn’t project a French actress in this character. None inspired me and I was about to pull out of the film but then Catherine Deneuve told me to have a look at this actress. She thought it was the woman I was looking for. And she’d heard that she spoke good French. I watched Borgen and thought she was amazing.”

    SIDSE BABETT KNUDSEN IN 150 MILLIGRAMS
    150 Milligrams is based on the true story of a doctor in Brest in Brittany identifying a connection between heart damage in her patients and a drug that has been prescribed to them for diabetes and obesity. Cue big battle with pharma in a story that is not often seen from French cinema.
    “It’s true that the US are the best at making this kind of film – one against the system,” admits Bercot. “I didn’t copy them but I did watch what they do as a model.”
    Standing Tall also hinged on finding the right person to portray its central part of a teenage delinquent who must go through France’s juvenile judicial system.
    “He was found at a TAFE and was learning to be a carpenter,” Bercot says of the impressive Rod Paradot, who appears in virtually every scene in the film. “He had never been in front of a camera. He was very far from the character as written. I hesitated a lot in choosing him. I liked his look. It was really hard work to get him to do what he does in the film because he’s a very nice guy, very polite, he’s not at all the character.
    “In each of my films I have worked with teenagers. I usually choose them because they’re close to the character. But this was different. He wasn’t an actor, so I had to teach him how to act. He was like a puppet. It was very special in that sense. The way his body moved is something that actors work on themselves but here I had to really mould him.”

    ROD PARADOT AND BENOIT MAGIMEL IN STANDING TALL
    The way her characters move through the world is something that is quite evident in both of Bercot’s films, adding a complex layer to the drama. “I have always been very obsessed with the physicality of the actors,” she admits. “I would never tell them how to psychologically work on the character, but I always help them with the body and physicality.”
    Her interest in acting actually harks back to her beginnings, and it culminated when she won the Best Actress Award at Cannes for her heartbreaking performance in Mon Roi.
    “At the beginning I wanted to be an actress, but more in the theatre,” she tells us. “I was interested by the theatre scene, but it was hard to get a job. I had to do lots of little jobs to pay the bills. I ended up being worried and scared about not having a job. So I entered La Femis, which is a big French film school, and passed the exam, which changed my life completely. Now I had a job and I never stopped working as a director. Besides that, I still like acting, but it was a succession of things. I became a director by accident. I never imagined I would be who I am today.
    “I acted in my first film [2001’s Clement] but I never want to do it again,” she continues when we ask her why she does not perform in her own films. “It takes a lot of energy to do both jobs. But I love working with actors to discover them and the characters. I don’t take advantage of the position as it’s not beneficial.”
    As the interview winds up, we ask Bercot whether the final shot of Standing Tall,featuring the French flag flying outside a courthouse was a deliberate choice for this filmmaker whose two films we are discussing here both deal with social issues affecting the rarely represented strata of French society? “That’s very important to me,” she answers. “My first short film treated social issues, and it’s the kind of cinema I like to watch. A bit later, I left social cinema and worked on something different, but now I’m back. And today I would find it difficult to make a film that didn’t have a social or political comment.
    Standing Tall is a bit special in that it’s a tribute to the French judicial system, which is particularly exceptional in France for minors. At the beginning, the flag was not deliberate, and we even considered deleting it in post-production, but then we decided to keep it because it’s a film about the French system, and a tribute to it, so it was appropriate to have it there.
    “The last shot of 150 Milligrams also has a flag in it at the airport scene… but it’s not on purpose. One system is good and one is very bad.”
    150 Milligrams and Standing Tall are both playing at the 2017 Alliance Francaise French Film Festival.

    A Melbourne

    Alliance Française French Film Festival: interview with French Director Emmanuelle Bercot


    MyFrenchLife™ - MyFrenchLife.org - Emmanuelle Bercot - Alliance Francaise French Film Festival - EBERCTO(c)Jean-Claude Lother photographer credit
    French Director Emmanuelle Bercot has two films screening at this year’s Alliance Française Film Festival, ‘Standing Tall’ and 150 Milligrams’
    Bercot was briefly in Melbourne and Cynthia Karena spoke to her about being a director, working with French icon Catherine Deneuve, Paris, and of course her films.

    Emmanuelle Bercot: being a director

    MyFrenchLife™ - MyFrenchLife.org - Emmanuelle Bercot - Alliance Francaise Film Festival - Melbourne - Cannes

    Bercot is delighted that her films have an audience so far away. “I’m happy the Australian people are curious about French Cinema.”
    Being a director means “I am the captain”, she says. “I have the ideas in my head and can make a movie from what’s in my mind.”
    Social justice stories are her passion. “Justice and injustice has always been a strong theme in cinema, and justice is something I’ve been concerned about since I was a child. I have no explanation for it. It has been a preoccupation since childhood.”
    American independent film director John Cassavetes, who also explored strong social justice themes, inspires her. “It was a shock for me when I discovered his work. He gave me the motivation to make films.”
    Emmanuelle Bercot was lucky enough to be born in Paris (cue a collective sigh from readers). “Life in Paris can be hard and very stressful, but I adore the architecture and the beauty of Paris. I love crossing the bridges, the Concorde (Place de la Concorde), the cafes and the terraces. I love the friendly communal places.”

    About ‘Standing Tall’

    And what is it about her films that might interest people at the Alliance Française Film Festival, which is packed with so many great films?
    These two films say something about our society and people should be interested. They are French films, but the stories can happen anywhere.
    ‘Standing Tall’ looks at France’s treatment of disadvantaged at-risk youths, with screen legend Catherine Deneuve as a juvenile judge who has a soft spot for one particular child, and the film follows his story in and out of detention centres. It brings to mind the stories of young people behaving wildly in Melbourne.
    MyFrenchLife™ - MyFrenchLife.org - Emmanuelle Bercot - Alliance Francaise Film Festival - Melbourne - Cannes - Catherine Deneuve
    “’Standing Tall’ can change people’s minds and preconceptions about juvenile delinquents,” says Emmanuelle Bercot.
    Bercot says working with on-screen legend Catherine Deneuve “is not like working with a legend but a very easy-going person. She is totally at your service as a director. She has a true passion for cinema and a passion for working. There is a close partnership with the director.”

    About ‘150 Milligrams’

    Emmanuelle Bercot’s second film at the festival, ‘150 Milligrams’, is about a lung specialist who fights a large pharmaceutical company over a drug that seems to be linked to patient deaths. Based on the true story of Dr Irene Frachon, who wrote the book ‘Mediator 150mg, How Many Deaths’.
    “The doctor shows us that anyone can do something,” says Bercot. “Ordinary people can handle extraordinary things. There was nothing in her to prepare her for this fight. She was not supposed to be this character, but there was no choice. We must find the strength ourselves.”
    Bercot clearly has the inner strength to make films about challenging subjects, and if you are looking for films that make you think, then ‘150 Milligrams’ and ‘Standing Tall’ are excellent choices at this year’s Alliance Française French Film Festival.